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Qui est ce John Newton à l'origine du cantique Amazing Grace

John NEWTON est né à Londres en 1725 d'un père capitaine de navire marchand. Dès l'âge de 12 ans, il travaille sur le navire de son père. Après quelques années dans la marine royale britannique, il devient assistant puis capitaine de navire marchand d'esclaves. Le 10 mai 1748, lors d'une des nombreuses traversées qu'il fera sur l'océan atlantique, il échappe de justesse à un naufrage provoqué par une très violente tempête. Cette expérience marque un tournant dans la vie de Newton qui se tourne vers Dieu. Il se convertit l'année suivante, mais il est contraint de se livrer encore quelques années au trafic d'esclaves. Il renonce à naviguer en 1755 et occupe le poste de surveillant des marées à Liverpool.

 

Souhaitant se racheter de tout le mal qu'il a pu faire en travaillant à la traite des noirs, il demande à rentrer dans les ordres : en 1764 on lui propose le poste de prêtre anglican à Olney (Buckinghamshire) où il exerce un ministère fécond pendant quinze ans. Quatre ans après son arrivée, le poète William Cowper vient également à Olney. Dès lors une grande amitié va unir les deux hommes. Ensemble ils vont composer un grand nombre de cantiques, connus aujourd'hui sous le nom de « cantiques d'Olney ». C'est dans ce recueil que l'on trouve le fameux cantique « Amazing grace » qui évoque sa conversion : « Stupéfiante grâce, combien doux est le son qui a sauvé le misérable que j'étais. Autrefois j'étais perdu, mais maintenant je suis retrouvé. Autrefois j'étais aveugle, mais maintenant je vois. » Si le texte est certainement de John Newton, la musique ne l'est probablement pas : il semble qu'il s'agisse d'un air populaire irlandais ou écossais.

 

En 1779, John NEWTON quitte Olney et devient le recteur de l'Eglise Ste Mary à Woolnoth (Londres). A cette époque, le tout nouvel oratorio de Haendel, « le Messie », remporte un vif succès, et Newton prêche une série de sermons, qui deviendront célèbres, sur les paroles de la Bible qui constituent le livret de l'oratorio. C'est à l'issue d'un de ses sermons que le jeune William Wilberforce (1759-1833) vient lui demander conseil. Or c'est celui-là même qui, devenu plus tard, membre de la Chambre des Communes, obtiendra la suppression de l'esclavage dans l'empire Britanique. C'est ainsi que, sur la fin de sa vie, John Newton jouera un rôle prépondérant dans la campagne politique de Wilberforce qui aboutira à la suppression de l'esclavage sur tous les territoires dépendant de la couronne britannique. Bien que devenu aveugle, Newton continuera de prêcher jusqu'à la fin de sa vie. Il s'éteint à Londres le 21 décembre 1807. Juste avant sa mort, John Newton dira : « Ma mémoire me quitte, mais il y a deux choses dont je me souviens. C'est que je suis un grand pécheur et que le Christ est un grand sauveur. »

 

 

 

ANNEXE
UN AUTRE RECIT :

De nombreux récits circulent racontant la vie de John Newton. Ces récits mis bout à bout semblent se contredire sur certains points. Voici une version qui semble davantage tenir de la légende que du fait historique – mais c'est tellement beau ! A chacun de se faire son opinion.

Né à Londres en 1725, John Newton reçoit de ses parents une éducation chrétienne. Suite au décès de ses parents, il est recueilli par un oncle peu fréquentable qui l'amènera à abandonner la religion. Il devient à 23 ans commandant de navire. Très vite, il se spécialise comme marchand d'esclaves. Grâce à ce commerce, il fait fortune et s'installe avec sa famille en Caroline du Nord où il devient un grand propriétaire exploitant de nombreux esclaves pour la culture du coton. Un jour, à 29 ans, au cours d'un de ses nombreux voyages en mer qui le ramenait des côtes d'Afrique vers celles des États-Unis avec une cargaison d'esclaves, John Newton tombe subitement malade de la typhoïde ! Comme le veut la tradition, et afin de ne pas contaminer le reste de l'équipage, il est débarqué dans une chaloupe au beau milieu de l'océan avec sa cuisinière esclave elle aussi atteinte de la maladie. La chaloupe s'échoue sur une île déserte. Dans son délire, John Newton commence à regretter sa vie lamentables. Son esclave lui fait alors redécouvrir Jésus, venu pour libérer les esclaves, non seulement ceux qui sont enchaînés dans les cales des navires ou qui travaillent dans les champs de coton, mais aussi tous ceux qui, comme John Newton, sont pécheurs. Pour John Newton, c'est une révélation : il se convertit. Les jours passent. John Newton reprend des forces mais sa nouvelle amie meurt. Un navire finit par passer à proximité de l'île et le ramène sur la côte américaine. Quelques semaines plus tard, John Newton est de nouveau chez lui. Dès le premier soir, il réunit sa famille et ses esclaves pour leur parler de sa conversion et de sa décision de libérer les esclaves. Il vend ses biens les uns après les autres afin de racheter le plus d'esclave possibles pour les libérer. Dans sa maison, il n'y a bientôt plus que quelques meubles, chaises, tables et un très beau piano. Juste avant de vendre son piano, il décide d'écrire un cantique pour rendre hommage à Dieu pour sa conversion. « Amazing Grace. » Il retourne avec sa famille en Angleterre. A 39 ans, il devient pasteur à Olney. A partir de cette époque, il lutte pour l'abolition de l'esclavage et la construction d'un monde plus juste et plus humain. Il publie au plus fort de la campagne abolitionniste des années 1780 un livre dans lequel il raconte son cheminement et condamne les misères de la traite. Il décède en 1807 à l'âge de 82 ans. L'esclavage sera aboli dans l'empire britannique en 1833, dans les colonies française en 1848 et aux États-Unis en 1865.