Recevoir des nouvelles :

Ma Newsletter

Facebook

Informations téléchargeables

Présentation.pdf
Document Adobe Acrobat 1.5 MB
Ecole de vie.pdf
Document Adobe Acrobat 84.9 KB
CD Shosholoza.pdf
Document Adobe Acrobat 353.0 KB

Merci pour leur soutien :

L'esclavage - Un peu d'histoire

Hier...

L'esclavage a existé durant des milliers d'années, mais, au 14ème siècle, un véritable commerce mondial d'esclaves a vu le jour pour alimenter l'expansion coloniale européenne. Espagnols, Portugais, Hollandais et Anglais se sont relayés pour mettre à sac la côte occidentale de l'Afrique. Ils ont bâti des forts le long de la côte, dans lesquels les esclaves capturés étaient détenus avant d'embarquer sur les navires qui allaient les emmener de l'autre côté de l'Atlantique.

 

On estime à 15 millions le nombre d'Africains transportés aux Amériques entre 1540 et 1850. Des hommes, des femmes et des enfants, enchaînés tous ensemble par les mains et les pieds, entassés dans des navires et transportés à l'autre bout du monde. Seule la moitié d'entre eux survivaient à ce “passage intermédiaire”, les autres succombaient des suites de la variole, de la dysenterie, ou se suicidaient.

 

Au 17ème siècle, un Africain pouvait s'acheter 25 dollars et être revendu aux Amériques 150 dollars. Lorsque le commerce d'esclaves a été déclaré illégal, ce prix ne fit qu'augmenter L'esclavage sera aboli dans l'empire britannique en 1833, dans les colonies française en 1848 et aux États-Unis en 1865.

 

En France, c'est Victor Schœlcher (1804-1883) qui, en 1848, lors de la IIème République , alors qu'il est nommé sous-secrétaire aux colonies, fera adopter par le gouvernement provisoire l'abolition définitive de l'esclavage.

 

« Disons nous et disons à nos enfants que,
tant qu'il restera un esclave sur la surface de la terre,
l'asservissement de cet homme est une injure permanente
faite à la race humaine toute entière. » 
Victor Schœlcher (1804-1883)

 

... et aujourd'hui

« Deux cent millions d'enfants de cinq à quatorze ans sont contraints au travail dans une centaine de pays, le plus souvent employés par des adultes rapaces à des tâches dangereuses », indique un rapport de 1996 du Bureau International du Travail (BIT) de l'ONU . Revoyant à la hausse ses précédentes estimations, le BIT indique que 61% de ces enfants travaillent en Asie, 32% en Afrique et 7% en Amérique latine. La moitié d'entre eux sont employés à temps plein. L'organisation onusienne recommande l'élaboration d'une nouvelle convention internationale « qui serait spécifiquement consacrée aux pires formes du travail des enfants », reposant sur « l'esclavage, la servitude pour dettes, la prostitution et le travail forcé ».

 

Précisant que ces formes d'exploitation existent aussi dans des pays industrialisés comme aux Etats-Unis, en Italie, au Portugal et au Royaume-Uni, le document présente des conséquences chiffrées sur le travail des adolescents. Ainsi, selon une enquête menée eux Philippines, 60% des enfants qui travaillent sont exposés à « des risques chimiques et biologiques » et 40% sont victimes de blessures ou atteints de maladies. En Inde, les enfants employés dans l'industrie et l'agriculture « grandissent moins vite et pèsent moins lourd que les enfants scolarisés ». Au Sri Lanka, ils meurent plus d'empoisonnement par pesticides que des grandes maladies infantiles. En Indonésie, en Birmanie, aux Philippines et en Thaïlande, des garçons de dix à quinze ans contraints à plonger en eau profonde sont « tués par dizaine chaque années à la suite d'accidents et de noyades ».

 

En Asie, en Afrique et en Amérique latine, les enfants travaillent sans protection adéquate dans les mines dans une forte hygrométrie et des températures élevées. Dans les mines d'or, beaucoup sont empoisonnés par le mercure et doivent travailler dans des installations mal ventilées où la chaleur peut atteindre 45°. « Des enfants âgés de trois ans seulement » travaillent dans la fabrication d'allumettes exposés aux poussières, à l'amiante et au phosphore rouge, affirme le rapport. Il dénonce aussi au moins cinq réseaux internationaux de prostitution « exportants des fillettes » et le travail domestique avec son cortège de violence et de sévices sexuels. En Indonésie, 400.000 enfants sont ainsi « employés » dans la capitale et 5.000.000 dans l'ensemble du pays.

 

Sur la place des droits de l'homme et des libertés à Paris (Trocadéro), à proximité du palais de Chaillot dans lequel fut adoptée le 10 décembre 1948 la Déclaration Universelle des droits de l'homme, est gravé ce texte :

 

« Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère,
les droits de l'homme sont violés. 
S'unir pour les faire respecter est un devoir sacré. »

 

Tel est le message « amazing grace » : qui que nous soyons, quel que soit notre passé, nous pouvons travailler, là où nous sommes, pour un monde plus juste et plus humain.

 

 

Suite de la présentation : John Newton